[2/3] Innovations et nouveaux procédés de la chimie du végétal

Avec la chimie du végétal, les modèles industriels sont en pleine mutation. Le développement de nouvelles molécules provenant des agro-ressources permet de proposer des innovations majeures aux propriétés physico-chimiques différenciées. Cette réalité s’appuie aussi sur l’émergence des biotechnologies industrielles qui apportent à l’industrie leurs capacités de transformation efficace des matières premières issues de la biomasse pour la fabrication de composants chimiques.

Pendant deux jours, l’écosystème de la chimie du végétal, l’un des secteurs les plus porteurs de la bioéconomie, est réuni au Plant Based Summit, pour comprendre, les enjeux, les perspectives, les utilisations et les bénéfices de la chimie du végétal.
Evènement biennal, PBS 2017 est la 4e édition et se tiendra les 25 et 26 avril au Grand Palais de Lille. Le 27 avril sera consacré à la visite d’usines.

 

La chimie du végétal priorise 2 axes de recherche et de développement. 

« Pour garantir la compétitivité de la filière Chimie du Végétal et de la France dans ce domaine, l’accélération de la dynamique de recherche et d’innovation est indispensable. Il faut également favoriser l’industrialisation des solutions nouvelles sur notre territoire », Francois Monnet, Président de l’ACDV.

Des produits innovants pour de nouvelles fonctionnalités : la recherche de molécules et le développement de produits biosourcés permettent de proposer des fonctions spécifiques, différenciées, complémentaires de celles des produits issus des matières fossiles.

Des procédés innovants pour des produits compétitifs : Le développement et la mise en place de nouveaux procédés et technologies permettent de produire industriellement, à partir de la biomasse et non plus de matières fossiles, des molécules et produits biosourcés et de fabriquer des produits à l’empreinte carbone réduite.

 

Des produits innovants pour de nouvelles fonctionnalités 

Création de biomolécules utilisables dans les solvants, colles ou tensioactifs, fibres tirées de la biomasse pour créer des biomatériaux..., les bioproduits ont ouvert de nombreux champs de recherche.
Zoom sur 2 composés : l’isoparaffine et l’isosorbide.

Les isoparaffines (isoalcanes) pures sont fabriquées à partir d’Huile Végétale Hydrotraitée (HVO) 100% d’origine biosourcée.

« Notre gamme Biolife contient des isoparaffines pures. L’innovation tient du compromis de performances apportées par les caractéristiques de nos produits et qui peuvent être utilisés dans une formulation sans altérer l’aspect du produit fini. Ils sont inodores, sans COV, et parmi d’autres qualités, ils sont classés facilement biodégradables », Clarisse Doucet, Prospective, Research & Innovation, head of biosourced projects, TOTAL FLUIDS, intervenante à la conférence sur les solvants.

Exemples de produits contenant des isoparaffines pures : encres d’imprimerie, produits d’entretien, peintures et vernis. 


L’isosorbide
est une molécule d’origine végétale qui n’existe pas sur le marché en version fossile. Elle peut se substituer à d’autres substances issues de la chimie dans les polycarbonates (tout en accroissant les propriétés optiques, la résistance aux UV et aux hautes températures du matériau) et dans les résines.

« L’isosorbide peut apporter d’autres propriétés d’usage selon les polymères dans lesquels il est introduit. Roquette a développé des dérivés d’isosorbide (POLYSORB® ID) qui font preuve, notamment, de leur efficacité en remplacement de plastifiants du PVC. Ces dérivés sont entièrement d’origine renouvelable provenant de la biomasse et permettent d’accéder à un large éventail d’applications », René Saint-Loup, Polymer Chemistry Department Manager, Research Group-Lestrem, ROQUETTE, intervenant à la conférence sur les nouvelles molécules pour la formulation de différents produits biologiques.

Exemples de produits contenant de l’isosorbide : polymères, thermoplastiques ou thermodurcissables (amélioration des performances produits notamment la tenue thermique des polyesters).
L’isosorbide intervient dans la fabrication de hublots de machine à laver, lunettes ou encore coques de téléphone.

A suivre sur PBS, conférence sur les nouveaux matériaux.

Des procédés innovants pour des produits compétitifs

Les procédés pour extraire la substantifique molécule recherchée dans la biomasse requièrent de la subtilité. Les technologies développées sont des versions améliorées, évoluées et combinées de procédés existants. Les méthodes diffèrent selon la nature du composant souhaité et la ressource végétale exploitée. Innover, c’est aussi accepter d’apprendre à fabriquer autrement.

TOTAL FLUIDS a breveté une technologie HDA (Hydrogénation Haute Pression) « associée à des distillations à coupe étroite » pour extraire les isoparaffines pures de sa gamme Biolife.

ROQUETTE utilise un procédé de synthèse chimique classique par double déshydratation, mais optimisé pour obtenir un rendement élevé, avec des méthodes spécifiques de purification selon l’usage.

CHIMEX a développé une technologie nommée DEEP, dont le principe repose sur un procédé d'extraction végétale assistée par un « liquide d'extraction ».

« Une énergie thermomécanique intense appliquée pendant des temps d'extraction très courts (moins d’une minute) permet d'obtenir des extraits hautement enrichis en molécules naturelles d'intérêt (antioxydants, anti UV, catéchines, terpènes, polysaccharides, etc.). La polyvalence de la technologie ouvre au traitement d’une grande diversité de biomasse, même les plus dures (écorces, graines, racines), avec une large gamme de liquide d'extraction (viscosité, densité, polarité). Les molécules sont extraites sans dégradation de la matière avec un indice de naturalité élevé », Grégoire Pithon, Head of The New Technologies Laboratory, CHIMEX, intervenant à la conférence sur les nouveaux process.

La plus-value de ces molécules biosourcées réside dans leur faible empreinte carbone mais aussi dans leurs propriétés intrinsèques qui permettent d’améliorer les performances techniques des produits. Cette performance ouvre la chimie du végétal vers de nouveaux marchés utilisateurs.


Les publics de PBS
A la fois congrès et salon d’exposants, Plant Based Summit s’adresse à 3 types de participants :
- Industriels des marchés aval (bâtiment, cosmétique, emballage, transport, énergie…)
- Fabricants de produits biosourcés (Agro Industriels, chimistes…) et leurs distributeurs
- Parties prenantes de la bioéconomie (Commission européenne, Ministères et institutions, Centres de recherche, Think tanks, consultants, investisseurs, capital-risqueurs…)
Intervenants et exposants donneront une vision à 360° (technique, technologique, industrielle, économique et politique) pour comprendre les enjeux, les perspectives, les utilisations et les bénéfices de la chimie du végétal.

 

Communiqués à venir :
Volet 3/3 : Secteurs d’activité moteurs et exemples d’utilisation des produits biosourcés
Communiqués déjà diffusé :
Volet 1/3 : Le paysage politique et économique de la chimie du végétal

 

Liens utiles :
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Dossier de presse
L'ACDV co-organisateur de PBS
www.plantbasedsummit.com
Communiqué de présentation Infopro Digital
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