[3/3] Applications : la réalité des marchés les plus actifs

La chimie du végétal : une tendance durable et des utilisations variées
La chimie du végétal représente une source de progrès majeur en apportant des solutions à forte valeur ajoutée pour les marchés tout en améliorant notre quotidien. De nombreuses applications issues de matières premières biosourcées seront présentées à Plant Based Summit (PBS), congrès européen de la chimie du végétal, du 25 au 27 avril prochain au Grand Palais de Lille (59).

PBS est la plus importante manifestation dédiée aux produits biosourcés : conférences et expositions démontreront la réalité et les atouts de la chimie du végétal.

Valeurs ajoutées des produits issus de la biomasse

La chimie du végétal est utilisée depuis des siècles (fabrication du savon, utilisation de l’amidon, du sucre…). Aujourd’hui, la nouveauté est l’accès à d’autres gisements potentiels d’innovation grâce notamment à l’évolution des procédés d’extraction et de purification des matières et au progrès réalisé dans le domaine des biotechnologies.

« Dans les marchés de spécialité, la chimie du végétal apporte des produits à haute valeur ajoutée », Thierry Stadler, Vice-Président de l’Association Chimie du végétal (ACDV), Président du pôle de compétitivité Industries et agroressources (IAR), partenaire de PBS 2017.

 

Les 5 marchés utilisateurs moteurs de la filière

10% des matières premières utilisées par la chimie sont issues de la biomasse et cette part progresse. Les biomatériaux représentent le deuxième marché de la bioéconomie, derrière l’agroalimentaire.

Les processus de recherche et développement de nouveaux produits sont longs, 10 ans en moyenne, mais de nombreuses utilisations et solutions existent déjà avec des effets mesurables : nouvelles fonctionnalités, réduction de l’empreinte environnementale de l’industrie, développement de filières, valorisation agricole.

Très intéressé par les propriétés d’allègement, le secteur automobile est l’un des précurseurs dans l’utilisation de matériaux composites issus de molécules biosourcées. Dans le transport, secteur très compétitif, l’apport de produits à fonctionnalités innovantes et à coût optimisé est l’un des principaux critères intervenant dans le choix des approvisionnements.

Dans les secteurs de la cosmétique et de la détergence qui, en volume, représentent plus de 50% des utilisations, les produits biosourcés sont très présents dans les formulations et les emballages.
Chimie du végétal, exemples d'applications (ACDV)


Plant Based Summit met en avant les bénéfices des innovations qui remplissent notre quotidien en répondant aux besoins des industriels et aux attentes des consommateurs.
Thèmes abordés :

- Construction : design, qualité de l’air, isolation, bilan carbone - BASF, PPG, Lafarge, Colas, ArcelorMittal, Karibati…

- Automobile : performances apportées par le bio-sourcing, allègement des véhicules et réduction des gaz à effet de serre, design et fonctionnalités des nouveaux matériaux - Arkema, Roquette, Renault, Faurecia, Ademe…

- Cosmétique : importance du sourcing durable dans la chaîne de valeur, importance de la naturalité pour le consommateur final - Clarins, L’Oréal, Yves Rocher, Chimex, Deinove, Givaudan, Greentech, Mapric…

- Détergence :  cadre réglementaire lié au biosourcé. Focus sur les tensio-actifs et solvants (Stepan, Total fluides...)

- Emballage : panorama des polymères biosourcés et attentes des consommateurs (NEN, Tetra Pak, Danone Waters…)

Pour en savoir plus, voir le dossier de presse.

« Dans les formules de produits cosmétiques basés sur la naturalité, les extraits de plantes sont la partie immergée de l’iceberg. L’enjeu majeur pour tout le secteur est le développement de matières premières et de packaging bio-sourcés, dont les impacts sur l’homme et l’environnement seront les plus neutres voire positifs. PBS 2017 sera l’occasion de découvrir les solutions pour développer ou sourcer des actifs et excipients performants basés sur les principes de la chimie verte, les éco-procédés et agro-sourcés. Le Groupe CLARINS présentera à cette occasion son initiative d’évaluation durable des matières premières », Sandrine MILESI, PhD, Directeur Recherche Actifs, Groupe CLARINS.

 

Une tendance durable

La chimie du végétal apporte des solutions pour relever les grands défis économiques, sociétaux, industriels et environnementaux : gestion et optimisation des déchets, recyclage, alternative à la raréfaction des ressources, valorisation territoriale, réduction des émissions de GES (Gaz à Effet de Serre). 

« La chimie du végétal et la bioéconomie en général s’inscrivent dans une tendance de fond et même si nous travaillons sur du long terme, leur essor est inexorable. La rapidité de développement et de déploiement dépendra de la volonté politique et de la demande du consommateur qui aujourd’hui manque d’information sur cette filière », Thierry Stadler.

 

« Vers une bioéconomie durable »
Note de synthèse du CESE

Plant Based Summit intervient alors que le CESE (Conseil Economique, Social et Environnemental) vient de publier la note de synthèse de son rapport sur la bioéconomie durable. Sous réserve de respecter des critères de durabilité et d’intégrer les objectifs de préservation de la biodiversité et des sols supports de la production, le CESE y voit des opportunités très importantes :

- Gain d’efficacité dans l’utilisation des ressources agricoles, la complémentarité des usages et la valorisation des déchets. Il induit la réduction du gaspillage et de nouveaux débouchés
- Levier de développement local : localisation de l’activité industrielle offrant à l’agriculture des débouchés de proximité
- Optimisation de l’usage des sols en respectant les critères de durabilité
- Contribution à la revalorisation de certains territoires en voie de désertification ; gain d’autonomie pour certaines communautés
- Potentiel pour la gestion et la valorisation des déchets (dont agricoles) des collectivités
- Opportunités de substitution de certaines molécules fossiles

Le CESE préconise de rééquilibrer le dispositif d’incitations publiques en faveur des utilisations non énergétiques de biomasse, en particulier les biomatériaux. Il invite les pouvoirs publics à considérer le développement des bioraffineries comme une priorité (extrait de la note de synthèse du CESE).

 

Les publics de PBS
A la fois congrès et salon d’exposants, Plant Based Summit s’adresse à 3 types de participants :
- Industriels des marchés aval (bâtiment, cosmétique, emballage, transport, énergie…)
- Fabricants de produits biosourcés (Agro Industriels, chimistes…) et leurs distributeurs
- Parties prenantes de la bioéconomie (Commission européenne, Ministères et institutions, Centres de recherche, Think tanks, consultants, investisseurs, capital-risqueurs…)
Intervenants et exposants donneront une vision à 360° (technique, technologique, industrielle, économique et politique) pour comprendre les enjeux, les perspectives, les utilisations et les bénéfices de la chimie du végétal.

 


Communiqués déjà diffusé :
Volet 1/3 : Le paysage politique et économique de la chimie du végétal
Volet 2/3 : Innovations et nouveaux procédés de la chimie du végétal

Liens utiles :
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Dossier de presse
L'ACDV co-organisateur de PBS
www.plantbasedsummit.com
Communiqué de présentation Infopro Digital
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